IA générative : la création humaine en zone non protégée

L’Union européenne interdit certains usages jugés dangereux de l’intelligence artificielle et encadre ceux dits « à haut risque ». Mais dans ...

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Numéro 1 - L'IA frappe aux portes de nos cerveaux... Mais qui y résistera ?
IA générative : la création humaine en zone non protégée

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L’Union européenne interdit certains usages jugés dangereux de l’intelligence artificielle et encadre ceux dits « à haut risque ». Mais dans les domaines de la création littéraire et artistique, la protection reste minimale. Face à l’essor incontrôlé de l’IA générative, les créateurs apparaissent comme les grands oubliés de la régulation.

Sont interdits dans l’Union européenne depuis 2025 : la manipulation et tromperie préjudiciables fondées sur l’IA l’exploitation nocive des vulnérabilités fondée sur l’IA, la notation sociale, l’évaluation ou prévision des risques d’infraction pénale individuelle, la catégorisation biométrique pour déduire certaines caractéristiques protégées ainsi que l’identification biométrique à distance en temps réel à des fins répressives dans des espaces accessibles au public.

D’autres utilisations, considérés à « haut risque » seront soumises à études et autorisations spécifiques, comme les solutions d’IA utilisées dans les établissements d’enseignement, qui peuvent déterminer l’accès à l’éducation et le cours de la vie professionnelle d’une personne comme, entre autres, la notation des examens. Les composants de sécurité des produits basés sur l’IA (par exemple, application de l’IA en chirurgie assistée par robot), les outils d’IA pour l’emploi, la gestion des travailleurs et l’accès au travail indépendant, logiciels de tri de CV pour le recrutement.  Certains cas d’utilisation de l’IA en vue de donner (ou pas…) accès à des services privés et publics essentiels (par exemple, notation de crédit empêchant les citoyens d’obtenir un prêt) ces dernières pratiques ne sont pas interdites, mais soumises à de nombreuses conditions et limitations d’utilisation. Cette profession de foi visant l’encadrement et le contrôle d’une utilisation intempestive ou invasive demeure assez floue. Cet encadrement « haut risque » devrait entrer en vigueur en août de cette année et à l’été 2027.

Pour l’heure, au-delà de ces différentes mesures, l’accompagnement et l’encadrement des bouleversements sociaux inhérents à un monde qui promet d’être profondément chamboulé n’est pas abordé de façon frontale. Pour le sujet qui nous occupe présentement (Art, production journalistique/littéraire, illustration etc) rien ne semble pouvoir brider l’invasion généralisée de l’I.A générative. Face à cette carence, le landerneau créatif se mobilise de façon désordonnée, mais qui pourrait à terme représenter un garde-fou, à défaut d’être parfaitement efficace.

Sur YouTube, par exemple, il a été décidé (pour des raisons « éthiques » et respectueuses des auteurs compositeurs) de ne pas diffuser des contenus musicaux générés par l’I.A, et une association récente et amusante (si l’on peut dire) propose un label de qualité : « Fabrication Humaine, qui a pour but d’identifier l’œuvre d’origine humaine afin de la distinguer des productions artificielles de l’IA générative. » Avant de poursuivre : « L’Association constitue le socle d’un Think Tank dont l’ensemble des recherches gravitent autour des questions liées à l’impact des IA dans la culture et plus largement dans la société. » dixit Pascal Chind et Marie-Christine Delpech qui co-président cette association à but non lucratif dans le but de « remettre l’humain au cœur de l’équation. » voilà qui est dit !
 

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